On parle souvent des recettes, des techniques et des ingrédients… mais rarement de la tenue de cuisine. Pourtant, s’habiller pour cuisiner est un art à part entière. Entre protection, praticité et dignité (plus ou moins conservée), la tenue du cuisinier mérite bien un petit article. Désolé, les cuistots naturistes, cet article n’est pas pour vous! Mais comme Monsieur Popote se veut inclusif, on vous a réservé un article exprès pour vous et pour les 48% de français qui se promènent nu chez eux (et qui de ce fait cuisineraient nus?).

Le tablier : le bouclier officiel

Le tablier est à la cuisine ce que l’armure est au chevalier. Il protège courageusement contre :

  • les éclaboussures de sauce tomate,
  • la farine qui explose comme un volcan,
  • et la mystérieuse goutte d’huile qui surgit toujours au mauvais endroit.

Mais soyons honnêtes : le tablier finit souvent par ressembler à une carte géographique des repas passés. On y retrouve des traces du gratin de mardi, du brownie de dimanche et d’un incident inexplicable avec de la moutarde. Pour éviter cela et pour rester tendance, le choix de la couleur du tablier n’est pas à prendre à la légère…

La toque : l’élégance… en hauteur

La toque, ce grand chapeau blanc porté par les chefs, est censée symboliser l’autorité culinaire. Dans la vraie vie, elle est souvent remplacée par : rien du tout, au grand désespoir des cheveux qui participent un peu trop à la recette. Nous, on utilise un calot mais libre à vous de prendre une casquette à l’envers (pour faire djeuns) ou au contraire un bérêt pour vous la jouer vieux dandy (comme Philippe Etchebest). Et puis il faut reconnaître que porter une toque dans sa cuisine peut donner l’impression de diriger un restaurant étoilé… alors qu’on prépare des pâtes au beurre.

Les chaussures : sécurité avant tout

Chez les pro, les chaussures de sécurité antidérapantes et coquées sont de rigueur. On tient à nos orteils et avec la maladresse de certains, mieux vaut prendre toutes les précautions…

À la maison, la réalité est différente :

  • chaussons ou charentaises,
  • vieilles baskets,
  • claquettes/chaussettes qu’on regrette dès qu’on renverse quelque chose.

Le fidèle compagnon: le torchon

Le torchon, c’est le couteau suisse de la cuisine, un véritable outil multifonction.

  • il sèche les mains OU la vaisselle propre mais attention on n’utilise pas le même torchon, sinon c’est la contamination garantie.
  • Manique improvisée : pratique lorsqu’on ne trouve rien pour sortir la grille ou le plat du four mais attention, ça devient vite très chaud!
  • Éponge déguisée : il peut servir aussi à essuyer une assiette lors du dressage, un plan de travail ou carrément le chien qui a osé flairer le gâteau à la crème, mais pas les 3 en même temps. Niveau hygiène, nous, on préfère le papier absorbant ou des lavettes microfibres facilement lavables, surtout qu’il n’existe pas encore de détachant assez efficace. Et petit plus, on n’a pas d’animaux.
  • Foulard de cow-boy : lorsqu’on porte un tablier bas, le torchon peut se nouer autour du cou et vous transformer en Shérif invincible aux taches. Mais du coup, on se demande à quoi ça sert un tablier qui ne couvre pas le torse (peut-être aux naturistes?).
  • Accessoire de mode : on le jette parfois sur l’épaule comme dans les films pour ajouter du style pendant que la sauce mijote.
  • Pièce de théâtre : il sert à essuyer les larmes après avoir goûté une recette ratée… ou à lancer un avertissement à quiconque ose toucher votre gâteau avant qu’il ne soit prêt.

Plus un torchon est taché, plus il en dit long sur vos exploits culinaires !

Des objets plus ou moins indispensables

Dans les différentes poches de la tenue du cuisinier, il y a parfois des objets plus ou moins insolites

  • un smartphone pour prendre des photos de ses réalisations et les poster immédiatement.
  • suivant l’âge du cuisinier: un sablier, un minuteur mécanique, un timer digital ou un téléphone.
  • un thermomètre (mais strictement réservé à un usage culinaire)
  • une cuillère en bois qu’on garde près de soi “au cas où”
  • la manique qu’on cherche partout quand le plat sort du four
  • la spatule (ou le fouet) utilisée comme micro pour annoncer : “Mesdames et messieurs, le dîner est prêt !”

Conclusion

Au final, la tenue de cuisine n’est peut-être pas très glamour… mais elle raconte une histoire.
Une histoire de petits accidents, de recettes improvisées et de repas partagés.

Et si votre tablier est plein de taches, rassurez-vous : ce ne sont pas des défauts… ce sont des souvenirs gastronomiques.

N’hésitez pas à commenter cet article ou raconter des anecdotes croustillantes ou relevées…